Le Bosquet de l’Alchimiste 32. Le Désert.

Cette semaine, nous nous concentrerons sur le fait d’apprécier le temps que nous pouvons passer seuls. La vague de chaleur m’a recluse chez moi, seule. Je passe habituellement la plupart de mes étés dans une sorte de retraite, pour me ressourcer et faire le point. Mais je commence par passer la moitié de mes vacances à travailler, pour que tout soit prêt à la rentrée. Une fois fait, je peux profiter de vivre à mon rythme, de faire ce qui me rend heureuse, d’apprendre et de lire sur des sujets qui m’intéressent. C’est à la fois ressourçant et enrichissant.

J’ai appris à aimer être seule avec moi-même, surtout parce que mon travail requiert un contact avec beaucoup de personnes le reste de l’année, les collègues, la hiérarchie, les parents et que sais-je encore, et de devoir gérer leurs vues et leurs attentes, tout en les amenant à prendre en compte les miennes et en essayant d’éduquer ces 25 petites personnes qui me sont confiées chaque année. Ce qui me prend beaucoup d’énergie, de patience et de confiance en moi. Tout est remis en cause quotidiennement, rien n’est jamais acquis, et les règles du jeu changent régulièrement. Je finis l’année complètement drainée, en général. Et ce n’est pa une question de limites saines non érigées. C’est le prix que je paix pour faire ce travail. Et l’année dernière a été encor plus lourde à gérer, avec le protocole sanitaire à faire respecter sans avoir les moyens de le faire, et sans aide de la hiérarchie qui semblait prendre un malin plaisir à le changer dès qu’on parvenait à mettre quelque chose en place qui tenait la route…. ça n’a pas été ma meilleure année, clairement. Alors oui, j’ai vraiment besoin de temps pour me rebooster, me ressourcer, retrouver mes forces et prendre du recul par rapport au stress et l’incohérence auxquels j’ai du faire face le reste du temps. C’est un nettoyage en profondeur, en quelque sorte.

Je n’ai aucun souci à me confronter à mes propres pensées, et les vacances me donnent l’opportunité de creuser mes centres d’intérêt, de découvrir de nouvelles choses, de comprendre certaines dynamiques que j’ai constatées mais que je n’ai eu le temps que de survoler. Je nourris mon esprit, mon mental tout en prenant soin de mon corps. Je ne suis pas faite pour les températures estivales, surtout lorsqu’elles atteignent plus de 35°C comme cette année… j’essaie de vraiment m’assurer de dormir suffisamment, de m’hydrater et de faire en sorte que mon corps ne souffre pas trop de la chaleur. La lecture est alors une de mes activités favorite, avec la sieste…. puisque je ne peux vraiment pas faire comme d’habitude, mon cerveau est au ralenti à partir de 30°C et mon corps ne suit pas non plus…. et non, pas de clim ici, donc je paie le prix fort physiquement… Mais j’ai découvert qu’en ajustant mon rythme de sommeil aux plus chaudes heures de la journée me permettait d’être très efficace dans les heures les plus fraiches. Ce qui signifie clairement que je suis majoritairement nocturne pendant les jours les plus chauds… et que ça me convient parfaitement !

L’été est vraiment un temps où je prends soin de moi. Je le vois comme une sorte de retraite, et je prends souvent conscience du chemin parcouru à ce moment là. Mais pour ce faire, je dois me traiter comme je le mérite. J’ai appris à respecter mes pensées, et à comprendre ma façon de penser. J’ai appris à écouter mon corps et ses besoins, et à faire ce qu’il faut pour les satisfaire. j’ai appris à embrasser mes émotions et à les laisser s’exprimer librement.. C’est vraiment un moment de libération et de transformation. Je peux passer autant de temps que nécessaire à prendre soin de moi, au lieu de ne m’occuper que des besoins et des envies d’autrui, et j’en ai vraiment besoin. Je reste en contact avec ma famille et mes amis, mais je me place en premier, et ça me fait du bien. Je peux ensuite, à mon rythme, reprendre des interactions sociales, avec un bien meilleur état d’esprit et général.

J’aime également ce moment de l’année parce qu’il me permet de me reconnecter avec tout ce que j’aime. Et que ça m’apporte vraiment beaucoup. Après un certain temps, je recommence à m’ouvrir aux petits rien, je recommence à voir le monde avec des yeux émerveillés. Je considère vraiment ce temps de retraite comme un cadeaux que je me fais. Un temps pour me reconnecter avec moi-même, avec mes aspirations, avec mes inspirations, pour me concentrer sur ce qui m’apporte de la joie et cette sérénité après laquelle j’ai couru toute l’année. Je choisis qui voir et où, combien de temps, mais je reste majoritairement seule. Parce que je mérite toute mon attention, au moins une fois par an. Et que j’ai la chance de pouvoir le faire.

C’est aussi un moment riche en créativité. Je peux libérer mon esprit et laisser mon âme s’exprimer. C’est en général là que je commence à penser au voyage intérieur de l’année prochaine, lorsque je plante sa graine. C’est à ce moment là que j’explore de nouvelles techniques, que j’approfondis certaines pratiques, que je lis, que j’écris, que je pains, que je bidouille…. C’est à ce moment là que je prends le temps de nourrir ma créativité et que je la laisse s’épanouir.

Alors cette semaine, essayez de prendre un peu de temps pour vous, donnez-vous rendez-vous, organisez un jour, un week end, une semaine de bien être pour vous reconnecter avec l’être unique et magnifique que vous êtes. parce que vous le méritez.

La carte.

Je suis des cours de digital painting cette année. Et cette semaine, nous devions réaliser plusieurs croquis,e n variant les thèmes: des objets, des animaux, des personnages, des paysages. Avec cette chaleur, j’ai tout de suite pensé à un désert!! Pour moi, le dessin est vraiment une pratique méditative. J’ai donc profité de ce temps pour réfléchir à ce que le désert pouvait signifier pour moi. J’ai pris les choses dans le sens inverse cette fois. Je n’avais pas d’idée de thème précis, et c’est en dessinant que j’ai choisi de faire du désert ma carte, et que le sujet de la retraite s’est imposée. J’ai fait mon croquis pour mes cours, mais j’ai choisi une autre voie pour ma carte, en prenant encore une fois les choses dans un sens différent. j’ai pris la même référence mais au lieu de faire un croquis et de passer à la coloration, je suis partie de masses de couleurs pour les affiner par la suite, jusqu’aux détails. Je devais en avoir assez de faire des croquis hahaha. Quoiqu’il en soit, je suis sortie de ma zone de confort, encore une fois, et je ne le regrette pas, encore une fois. j’ai beaucoup appris de cette expérience. Et je suis plutôt contente du résultat. j’espère qu’il vous plaira également !

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une douce semaine!

The Alchemist Grove 32. The Desert.

This week, we will focus on appreciating the time we can spend alone. The heat wave made me stay at home, by myself. I usually spend most of my summer in a kind of retreat, to reset. But first, I spend the first half of my break working, to get everything ready for the coming year. Once it’s done, I then can enjoy to live following my own rhythm, doing whatever brings me happiness, learn and read on subjects that interest me. Both rejuvenating and growing.

I learned to love being by myself, especially when my job requires me to be in contact with a lot of people during the rest of the year, to deal with their realities, to consider their views and expectation while driving them to understand mine and to try and educate those 25 tiny humans. It takes a lot of my energy, patience, and confidence. I often am completely drained. It’s not a matter of sane boundaries not being raised, it’s the toll I have to pay to do this job. And last year was even more demanding, with the sanitary protocol we had to put in place without the means to do so, and without help whatsoever of the hierarchy who seemed to have fun to change the rules as soon as we dealt with their orders… Not the best year, for sure. So yes, I really need time to reset, to gain my strengths back, to step back from the stress and the nonsense of it all. It’s a deep cleansing, in a way.

I also have no problem confronting my thoughts, and the break gives me the opportunity to dive deeper into realms of interests, to discover, to understand. I nourish my soul and my mind, while taking care of my body… I am not made for summer temperatures, hitting 35°C this year… I try to really make sure I sleep, hydrate and keep my body as comfortable as possible. Reading is them my favorite activity, with napping… as i really can’t do as I am used to… and no, no AC here, so the heat really can take a toll on my overall health. But I found that adjusting my sleep schedule to the warmer hours allows me to be more efficient on the cooler ones… Which means that I am mainly nocturnal on the hottest days… and it’s perfect to me!

Summer is really a time of self care for me. I see it as a retreat, and I usually learn a lot about my growth then. But in order to do so, I needed to treat myself as I deserved. I learned to respect my thoughts, and to understand my way of thinking. I learned to listen to my body and its needs, and to do all I can to fulfill them. I learned to embrace my emotions and let them express themselves as they wish… it’s a really freeing time, actually. I can spend as much time taking care of myself, instead of taking care of others, and I really need it. I am still in contact with my friends and family, but I put myself first, and it feels good. I need that reset. I then can go back, at my pace, to social interaction, with a far better state of mind.

I really enjoy this time because it really allows me to connect with everything I love. And it brings me so much!! After a while, I start to open to the little things, and see the wonder of the world again. I end up being completely in peace and harmony with myself, and ready to conquer the world again. I really value this time of retreat as a gift I make to myself. A time to reconnect with myself, my aspirations, my inspirations, to focus on what brings me joy and this serenity I run after all year long. And if some don’t understand, because to them it’s the perfect time to be with people, to discover new places, to party, I just remind them that I see a lot of people all year long, all day long, and that I am more an introvert. I just choose who I want to be with and when, but I mainly stay by myself. Because I deserve all my attention, at least once a year. And I am lucky enough to be able to do so.

This time is also rich in creativity. As i mostly have nothing to worry about, I can really free my mind and let my soul express itself. This is when I start to envision the yearly journey, when I plant its seed. This is when I explore new medias, new practices, when I read, write, draw, paint, design… when I take the time to feed my creativity and let it bloom.

So this week, try to find some time for yourself, plan a date with yourself, organize a self care day/week end/ week and reconnect with the one you are. because you deserve it.

The card.

I take digital painting lessons. And this week we had to do several sketches, preferably different subjects : objects, animals, characters, landscape. With this heat, I thought about a desert, right away hahaha. I did the sketch for my courses, but then when another way to draw the card: I took the same reference, but this time worked with color blocks, then worked from them to a more detailed image. I guess I was done with sketches for now hahaha. It was a really interesting process, a bit like sculpting shapes, and I learned a lot. I am pretty happy with the way it went at the end. I hope you’ll like it too!

My journey

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I wish you a beautiful week!

Le Bosquet de l’Alchimiste 31. La Lanterne.

Cette semaine, nous nous concentrerons sur notre lumière intérieure, comment être nous-même et apporter du réconfort à autrui, comment briller en toute sécurité. Et je trouve très amusant de le faire au moment de la nouvelle lune hahaha. Parfait timing!

Pour moi, nous possédons tous notre propre lumière intérieure. Nous pouvons choisir de la garder cachée, ou la laisser briller. Elle n’a pas besoin d’être un stroboscope. Nous pouvons juste la laisser luire en douceur, au sein d’un cadre protecteur. Tout comme une lanterne dans la nuit, nous dévoilons un peu de l’inconnu pour ceux qui voyagent aux alentours. Nous pouvons leur offrir de la lumière, de la chaleur, et les aider à allumer leur propre lumière. Nous leur permettons de comprendre où ils se trouvent, et d’apercevoir les différentes directions qu’ils peuvent ensuite prendre. Et nous le faisons en étant simplement nous-même, en laissant notre propre lumière briller.

Le cadre métallique de la lanterne protège le verre plus fragile qui entoure la flamme et lui permet d’être vue d’un peu peu plus loin. Notre cadre est constitué de tout ce qui nous apporte de la sécurité. Nous le construisons à partir de notre confiance en nous, de nos valeurs et de nos principes. Grâce à lui, nous sommes capable de briller même dans l’obscurité.

L’inconnu n’est pas forcément sombre. Il est en fait plutôt embrumé. Mais notre lumière nous permet de voir ce qui est autour de nous, et d’être un repère pour autrui. Ils peuvent se servir de notre position pour aller un peu plus loin, à la limite de ce que nous avons dévoilé, et de ce fait dévoiler eux même un peu plus, ou rester avec nous pour explorer ce que nous avons découvert. Mais peu importe ce qu’ils décident de faire, ils ne sont pas des insectes aveuglés par notre lumière, ils sont d’autre lanternes. Certains ont besoin d’être rallumés, d’autres brillent déjà. Ensemble, nous pouvons partager nos lumières pour explorer, ou nous donner les un les autres la confiance en nous nécessaire pour briller un peu plus, un peu plus longtemps.

L’inconnu n’est pas notre ennemi. Il s’agit juste des lieux où nous ne sommes pas encore allés, des personnes que nous n’avons pas encore rencontrées, des expériences que nous n’avons pas encore vécues, des leçons que nous n’avons pas encore apprises. Et nous avons pour rôle de les découvrir, de les vivre. Protégés par notre cadre, en les illuminant. Et quoi qu’il se passe, nous n’en verrons qu’une infime partie, en laissant les autres en découvrir un peu plus. Petit à petit. Chacun d’entre nous étant un repère duquel les autres pourrons s’élancer. Donc peu importe ce qui se passe, je sais qu’en étant moi-même, en ne me cachant pas mais au contraire en laissant ma lumière être vue, je recevrai tout autant que je donnerai. Ma lumière n’aveuglera personne, mais au contraire sera accueillante. Il ne s’agit pas ici de se faire voir par tous les moyen, d’être un phare. Mais au contraire de créer un environnement de chaleur, confortable, sécurisant.

Puis nous reprendront chacun notre route, et éclaireront une autre partie inconnue de la vie. En emportant avec nous notre lumière. En luisant paisiblement et gaiement au cas où d’autres aient besoin de la voir ou de la sentir. Nous n’avons pas besoin d’imposer notre propre vision du monde. Mais nous pouvons la montrer à ceux qui sont intéressés. En respectant leur propre cheminement, leur propre façon de briller, en les autorisant à briller un peu plus fort, et en dévoilant un nouveau chemin que nous prendrons peut être lorsque le temps sera venu. Nous faisons tous partie de l’inconnue, et ce qui en fait la beauté est qu’il y a encore tellement à découvrir! Nous rencontrerons d’autres lanternes sur notre chemins, qui nous permettrons de nous reposer à notre tour, avec qui nous pourrons partager, de qui nous pourrons apprendre. Nous choisirons alors de rester un peu plus, ou plus longtemps, ou de repartir rapidement. Et tout ira bien.

Mais ce que nous avons besoin de comprendre et d’accepter est que chacun d’entre nous brille de sa propre lumière. Elles sont toutes différentes. Elles ne dévoilent pas non plus les mêmes choses. Chacune d’entre elles a sa propre couleur, sa propre intensité, sa propre portée. Mais toutes brillent. Elles peuvent se trouver au même endroit ua même moment et pour autant, l’une d’entre elles peut dévoiler le sol et les petites choses qui s’y trouvent, alors qu’une autre peut se focaliser sur la cime des arbres et sur le ciel, et qu’une autre encore éclaire les plantes et le paysage un peu plus lointain. Nous brillons tous différemment et la beauté de l’existence est d’interagir afin d’avoir une vue un peu plus complète de ce qui nous entoure. Certains brilleront plus fortement pendant la journée, lorsque le brouillard couvre tout de son voile cotonneux, alors que d’autres se sentiront plus à même d’illuminer l’obscurité, où leur propre lumière donnera une teinte plus douce à ce qui est encore inconnu, ne serait-ce que pour un court moment. Et il y a ceux qui brillent quoi qu’il en soit, comme s’ils savaient qu’ils n’ont pas d’autre choix que d’être des repères ancrés, stables, constants afin d’aider ceux qui se sont égarés à retrouver un chemin. Nous brillons, luisons, étincelons. Nous le faisons tous à notre manière, et c’est ce qui rend ce monde si beau.

Alors cette semaine, laissez votre lumière briller, et observez ce que vous dévoilerez. Profitez de ce moment. Parce que vous le méritez.

La carte

J’ai choisi de dessiner une lanterne métallique, mais il est for probable que la carte définitive soit différente, plus organique. J’aime néanmoins le contraste entre la couleur du cadre métallique et celle de la flamme. C’était vraiment un défi pour moi de dessiner quelque chose qui ne soit pas naturel, qui ait une structure claire et rigide, et d’être capable de rendre l’aspect d’une texture métallique. Mais je me suis vraiment bien amusée à faire des tests, et je suis fière de ce que j’ai été capable de faire au final. Même si je risque fort de la refaire… ou non…. J’aime vraiment beaucoup cette petite lanterne, pour être tout à faire sincère, et j’espère qu’elle vous plaira également !

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une douce semaine, éclairée par votre lumière.

The Alchemist Grove 31. The Lantern.

This week, we will focus on how to bring our own light, how being ourselves can be a comfort for others, how we can glow safely. And to be honest, I just realized that today is new moon day. Perfect day to talk about light!

To me, we all hold our own light within. We can choose to keep it concealed or to let it shine. It doesn’t need to be a obnoxious stroboscope. We can just let it glow, softly, safely protected by our own boundaries. Such as a lantern in the night, we unveil a part of the unknown for those who journey nearby. We can offer warmth and comfort, and help them switch their own light on. We allow them to understand where they are, and present them the different directions they can take. We can do all that by simply be ourselves, by simply let our light glow.

The lantern metallic frame protects the more fragile glass part that surrounds the flame and allows it to be seen from a larger distance. Our frame is whatever makes us feel safe. We built it from our confidence, our memories, our values and principles. With it, we are able to glow even in the unknown.

The unknown is not mandatory dark. It’s mostly foggy, actually. But then our light allows us to see around us, and to be a landmark for others. They may use our own position to go a bit further, within the limit of our light hence unveiling a bit more, or stay with us to explore what we discovered. But whatever they do, they are not bugs blinded by our light, they are other lanterns. Some need to be lit again, some are already shining. Together, we can share our lights to explore, or we can give each other the confidence to shine a bit brighter, a bit longer.

The unknown is not our enemy. It’s just places and people we haven’t met yet. It is all the lessons yet to be learned, it is all the experiences yet to be lived. And we are meant to light them up, to discover them, to live them. protected in our frame, glowing or shining. Whatever happens next, we will see only a small part of it, letting others to unveil the rest. Step by step. Each of us being the landmark others may use to expand their own light. So whatever comes, I know that being myself, allowing the world to see who I am, will bring me at least as much as I will give. I won’t crush others with my blinding light. I will welcome them with a soft glow. It’s not about showing off; it’s about offering and receiving, creating a place of warmth and comfort.

Then we will part again, each of us following our own path, and glowing in another unknown part of life. Bringing with us our light to the world as we go forward. And peaceful, joyfully shining in case others may need to see and feel your light. We don’t need to impose our own vision of the world. We can show it to whoever is interested though. But in respecting their own journey, their own way to shine, we allow them to show us a bit more, and unveil a path we may take when time has come. We are all part of the unknown, and the beauty of it is that there is still so much to discover and that we will find other lanterns on our way to allow us to rest, to learn from them, to share our own journey. We may choose to stay with some for a while, a long time or part quickly.

But what we need to understand and accept is that each of us shine with our own light. Not all are the same. Not all are showing the same things. Each has its proper color, intensity, spectrum. But each shines. They can be at the same place at the same moment, but one may unveil the soil and the small things, while another may focus on the treetops and on the sky, and a last one may show more of the plants and landscape around them. We all shine differently and the beauty of existence is to interact together to have a better view of what is surrounding us. Some will be brighter during the day, when the fog covers everything with his cotton candy likeness, while other will feel more comfortable in the darkness, where their light will add a soft tint to what is around, even for a short while. And there are those who will shine no matter what, as if they knew they had no other choice than bringing their light to help others to find their way. We all shine, glow, sparkle. We all do it in our own personal way. And that’s what makes this world so beautiful.

So this week, let your light shine, and see what you may discover. Enjoy the process. Because you deserve it.

The card

I chose a metallic lantern, but I feel it may be changed into a more organic kind of light. I love the contrast between the teal of the metallic frame and the warmth of the flame. It was a real challenge for me to draw something non organic, and to express the metallic texture. But I really had fun during my testing and I am proud of what I managed to do. Even if I will probably go in another direction later. Or not. I really love this little lantern, to be honest… I hope you do too!

My journey

Our journal

I wish you a good and shiny week!

Le Bosquet de l’Alchimiste 30. La Marguerite.

Cette semaine, nous allons nous ouvrir, tels des marguerites. Nous ouvrir au monde, à nous-mêmes. Nous exposerons sans crainte notre cœur et recevrons ce que le monde a à nous offrir.

Être ouvert n’est pas si simple. Tant que nous sommes guidés par la peur. Peur d’être blessés, peur d’être mal compris, peur d’être jugés… En ce qui me concerne, il m’est devenu insupportable de rester fermée, juste parce que j’avais peur. Peu de blesser, peur de devoir me justifier encore, et encore, et encore. Et j’ai réalisé que j’étais celle qui m’enfermait dans ma propre prison. Mes plus grandes peurs n’étaient pas celles qui m’empêchaient de m’ouvrir. J’avais du faire face et surmonter ce qui me terrorisait. Ces peurs qui me gardaient enfermée étaient produites par des illusions, par des malentendus. Rien ne m’empêchait réellement de m’ouvrir complètement si ce n’était moi-même. Et il me devenait de plus en plus difficile de rester intègre. j’avais besoin de retrouver un équilibre. Et pour se faire, j’avais besoin d’apprendre qu’être vulnérable ne signifiait pas être faible. Bien au contraire, c’est une magnifique force; Je me suis rendue vulnérable, en exposant mon cœur de marguerite au monde. Mais j’ai aussi confiance dans mes capacités à faire face à ce qui vient, et d’en tirer de quoi évoluer encore.

La vie est faite de nombreux moments joyeux, beaux et heureux, et d’autres plus difficiles, plus sombres. mais ils font tous partie du chemin que nous avons à parcourir. Nous pouvons essayer d’éviter les défis, la douleur, la tristesse, mais nous les rencontrerons tôt ou tard. Ou nous pouvons les considérer comme des enseignants, comme des expériences qui nous rendrons complets. L’équilibre. J’espère que mes jours les plus sombres sont derrières moi, mais je sais également que si d’autres viennent sur ma route, je n’aurai pas à me fermer aux émotions qu’ils apportent. Je les reconnaitrai comme des amis de longues date et je les accueillerai. Ils resteront un moment, et nous nous séparerons de nouveau, ils laisseront leur place à des moments plus légers. Je sais que j’ai en moi la capacité d’apprendre de chaque expérience. Parce que je me suis ouverte à moi-même.

Alors que je traversais des moments très difficiles, j’ai ouvert ma boite de Pandore. Avec un esprit, les yeux et les bras grand ouverts. J’étais prête à accueillir chaque part de celle que j’étais. Et pour ce faire, j’ai laissé de côté ce troll de jugement qui nous accompagne tous. Cette créature créée par la culture à laquelle nous appartenons, par les croyances que nous avons apprises, par la société dans laquelle nous avons grandis. Elle ne nous appartient pas, elle nous a été imposée. Nous pouvons suivre les règles principales sans pour autant être spoliés de notre propre identité. Nous avons tous en nous une boite de pandore que nous gardons cachée au plus profond. En l’ouvrant, sans être dans le jugement, j’ai fait le choix de me libérer des chaines que je m’étais imposées. J’ai pris conscience de chacune des pièces qui constituait le puzzle de celle que j’étais, je les ai acceptées, et je les ai intégrée. Mon puzzle était enfin complet. Je me suis libérée des trolls, du jugement apporté par autrui. Et j’ai commencé mon chemin vers l’amour de moi-même. Pour être sincère, ce cheminement a pris un certain temps, mais il a été magnifique. J’ai mis beaucoup de temps à m’apprécier, à embrasser celle que je suis aujourd’hui, à respecter mon unicité. Mais en échange, j’ai reçu beaucoup de paix intérieur, et j’ai retrouvé mon intégrité. Ce qui me manquait, c’était ce respect de soi, en tant qu’être unique et spécifique, cet être parfaitement imparfait que nous construisons jour après jour. Et il m’a pris encore plus de temps pour oser montrer mon cœur au monde. Non pas parce que j’avais peur. mais plutôt parce que je ne me sentais pas à ma place la plupart du temps. Jusqu’à ce que je réalise que j’appartenais à ce flux, et qu’il était temps pour moi de me relever, et de briller, de montrer de quel bois j’étais faite, avec confiance, avec amour pour moi-même et avec une volonté tranquille mais indomptable d’apporter ce que pouvais au monde.

Bien sûr, certains n’ont pas compris ou accepté ma démarche. Nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde. et la leur est aussi valide que la mienne. Je ne peux pas leur en vouloir, nous marchons juste dans des directions différentes, et toutes ont besoin d’être explorées. De plus, je peux quand même apprendre d’eux, leurs expériences ajoutent une certaine perspective à ce que je vis. Je n’interfère pas dans leur cheminement, je les regarde juste évoluer et je prends ce que j’ai besoin de prendre de leur vision des choses, de leurs actions, pour enrichir mon point de vue. Mais ça ne change rien à mon propre voyage. D’autres personnes sont plus difficiles à vivre, parce qu’elles me blessent et déclenchent une réaction plus vive… En fait, ce ont les plus intéressantes, et leur enseignement est plus profond. Si elles déclenchent ces réaction en moi, c’est que je dois encore travailler sur ce qui m’a fait réagir comme ça. C’est que je ne me suis pas encore libérée de leur jugement envers ce domaine particulier. C’est que j’ai encore beaucoup à apprendre. Je suis loin d’être parfaite et je n’ai aucune intention de l’être. Et d’une certaine façon, savoir que je suis encore un travail en cours est vraiment merveilleux. Lorsque je suis blessée, ma première réaction est d’être sur la défensive. Ce qui dans mon cas signifie ériger de hautes murailles, me munir de ma hache à double tranchant et d’attendre la moindre occasion de m’en servir… Je me place en mode guerrière absolue, pour protéger ce qui doit l’être. J’essaie maintenant de prendre une autre voie, et ce n’est pas facile lorsque la défense est son mode de fonctionnement par défaut… mais en érigeant mes murailles, je m’enferme de nouveau… et ce n’est plus ce que je veux dans ma vie.

Alors maintenant, lorsque je suis blessée, je reconnais que je le suis, et je remercie la personne qui a déclenchée cette émotion. Non parce que j’apprécie ce qu’elle fait, mais parce qu’elle me donne l’opportunité de percevoir ce sur quoi je dois encore travailler pour poursuivre ma construction. Et lorsque c’est trop difficile (on en passe pas d’un mode « guerrière absolu » à une marguerite en un clin d’œil…), je les ignore, je lâche prise, et je travaille dessus lorsque je me retrouve seule.. bon, je laisse aussi la colère s’échapper un peu, je ne suis qu’au début de ce cheminement… et j’ai encore beaucoup de fierté en moi. On ne peut pas traverser certains de ses enfers personnels et en sortir sans ressentir de la fierté d’avoir été capable de le faire… si? Donc je sais que j’ai aussi quelques ajustements à faire dans ce domaine mais je pense sincèrement que c’est une des raisons pour lesquelles je suis encore très sensibles à certaines choses… je suis un travail en cours, et j’aime ça, parce qu’il y a toujours des choses à améliorer. Et je suis désormais capable de le faire avec respect et amour pour moi-même. Parce que je les mérite.

Donc de quoi devrais-je avoir peur? De découvrir ce qui a besoin d’être amélioré? C’est une réelle chance! D’être rejetée? Par quoi? Par ceux que je considère comme des professeurs intéressant, tout en continuant sur mon propre chemin. Ils ne me rejettent pas, ils me donne l’opportunité de prendre conscience de leur existence. Je n’ai pas à les suivre ou à appartenir à leur cercle, je suis entourée des personnes qui comptent vraiment pour moi. D’être jugée? Le jugement est une illusion. Il n’a pas sa place dans ma réalité. Et il est souvent du à l’incompréhension. S’ils ne comprennent pas, c’est qu’ils n’ont pas encore à le faire. C’est leur cheminement, pas le mien. Nous allons dans des directions différentes et je peux quand même apprendre d’eaux, avec compassion et ouverture d’esprit. D’être blessée? La douleur fait partie de la vie tout autant que le reste. C’est aussi un formidable enseignant, de ceux qui nous nous font grandir et nous rendent plus forts et plus sages. J’embrasse la peine aussi bien que la joie et la paix.

Alors cette semaine, laissez votre marguerite s’ouvrir, éclore, et montrer au monde quel magnifique cœur vous avez. Parce que, vous aussi, vous le méritez.

La carte

Lorsque j’ai réfléchis à la notion d’ouverture, j’ai tout de suite visualisé une marguerite. J’aurais pu la dessiner vue de dessus, mais je voulais exprimer la croissance que l’ouverture signifie pour moi. J’ai également choisi de ne pas montrer son cœur parce que nous n’avons pas besoin de le voir, il n’est pas dirigé vers nous, mais vers le monde. Nous avons construit ce cœur, nous savons combien il est merveilleux. J’ai préféré me concentrer sur les pétales, pour illustrer à la fois notre volonté d’ouverture ( ils mènent au cœur) et notre vulnérabilité (ils sont si délicats), et sur la tige, qui supporte tout ça, en étant à la fois ancrée et bien droite vers le haut. Nous pouvons alors envoyer notre magie dans le monde… j’espère qu’elle vous plaira.

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une douce semaine.

The Alchemist Grove 30. The Daisy.

This week, just like daisies, we will open ourselves. To the world, and to ourselves. We will fearlessly expose our heart and receive what the world has to offer.

To be open is not that easy. As long as we are led by fear. Fear to be hurt, fear to be misunderstood, fear to be judged. Trust me, I’ve been there. But it became too painful for me to stay closed, just because of fear. Fear to hurt, fear to have to justify myself again, and again, and again. Then I realized that I locked myself in my own inner prison. My worst fear weren’t the one keeping me from opening. I know this as a fact because I had to face them, and to overcome them. Those fears are led by illusion, by misconceptions. Nothing could stop me from being fully open but myself. And it became more and more difficult to remained in a place of integrity. I needed to find my balance back. And in order to do so, I needed to learn that being vulnerable doesn’t mean being weak. It’s at the contrary a beautiful strength. I made myself vulnerable, exposing my daisy heart to the world. But I am also confident in my ability to face whatever may come, and to grow from that.

Life is made of many joyful, beautiful moments, and some more difficult, challenging times. They are both part of our life path. We can try to avoid challenges, pain, sadness, but they will come anyway. Or we can try to see them as teachers, as experiences that will make us full. Balance. I hope my darkest days are behind me, but I also know that if such days come back into my life, I won’t have to close to the emotions they will bring. I will recognize them as old friends and welcome them. They will stay a while, then we will part again, and lighter times will enter my life. I am confident enough in my own abilities to learn from each and every experience I live. Because I opened to myself.

On my darkest days, I opened my pandora box. With an open mind, open eyes and open arms. I was ready to welcome each and every part of who I was. In order to do so, I left aside this inner judgmental goblin we all have. This creature made by the culture we live in, the beliefs we were taught, the society we were raised into. They don’t belong to us, they were brought to us, they were imposed to us. We can follow the main rules without being robbed from our proper self. We all have an inner pandora box we kept hidden deep within. And by opening it, away from judgement, I made the choice to free myself from these self imposed shackles. I recognized my pieces, welcomed them, accepted them and integrated them into who I am. in doing so, I freed myself from the goblins, from judgement. And I initiated the beautiful path of self love. it took me some time to really appreciate who I am. To embrace my whole self, my passions, my uniqueness. But it brought me such an inner peace, and I found my integrity back. And it took me even longer to show my core to the world. Not by fear of it. More because it felt to out of place most of the time. Until I realized that I too belong to this flow, and that it was time for me to rise and shine, to show my true colors, with confidence, with love for myself and with a peaceful but strong will to let them bring their own touch to the canvas of life.

Of course, some didn’t understand or accept that I was how I was. We are just not on the same path. And theirs is as valid as mine. I can’t blame them, we are just walking in different directions and they all need to be explored. Still, I can still learn from them, their own experiences adding perspective to what I live. I won’t interfere, I will just watch them evolve and take what I need to take from their insights and actions. But it won’t change my own journey. Others are more difficult to deal with, as they really trigger me. Those are really interesting in fact, and their teachings are deeper. If I am triggered, it means that I still have to work on that very point. That I didn’t free myself from their judgement on that very subject. That I still have to learn about it. I am far from being perfect and I don’t aim to be. And in a way, knowing that I am still a work in progress is a real joy. When I feel triggered, my first instinct is to be in full defense mode… which to me leads to surround myself with high walls and grab my double blade axe. Full warrior mode, full protective mode. I now try to go another way, and it’s not that easy as this is my default way of dealing with this kind of things… but in doing so, I lock myself back… and that’s not how I want to go on with my life.

So now, when I feel triggered, I recognized that I am, and I thank the person who made me feel this way. Not because I love feeling that way, but because they show me where I need to focus my attention in order to grow. And when it’s too difficult (you can’t go from a full warrior mode to a daisy in a blink, clearly), I just ignore them, let it go, and work on it when I am by myself… I may also let some anger get out still, I am only a beginner in this realm… and I still have a lot of pride in me… You can’t overcome some of your personal hells without feeling a bit proud of yourself, can you? So I know, I may have to adjust that too, and I truly believe that this is why I am triggered so easily in some area of my life… I am a work in progress, and I love it, because there is always things to be improved. And I will work on them, with respect and love for myself. Because I deserve it.

So what do I have to fear? To discover what needs to be worked on still? It’s a beautiful thing. To be rejected? By who? They can reject me, but I still can consider them as valuable teachers, while going on my own path, with joy. To be judged? Judgement is an illusion. It doesn’t have to impact me, as it comes from a place of misunderstanding. We just go on different direction and I still can learn from them, with compassion and openness. To be hurt? Pain is part of life, just as everything else. It’s also a wonderful teacher, one of those who make you grow stronger and wiser. I embrace it as much as I embrace peace and happiness.

So this week, let your daisy self to open, to bloom, and to show the world what a beautiful core you have. Because you, too, deserve it.

The card

When I thought about being open, I envisioned a daisy right away. I could have drawn it from another view point, but I wanted it to express the growth openness means to me. I also chose not to show its core, because we don’t need to see it, it’s not aimed to us, but to the world. We built this core, we know how beautiful it is. I instead decided to put the focus on the petals, to illustrate both our will to open (they lead to the core) and our vulnerability (they are so delicate) and on the stem, holding everything together, grounded and rising . We can now spread our own magic into the world… I hope you’ll like it as much as I do!

My journey

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I wish you a beautiful week. Rise and shine!

Le Bosquet de l’Alchimiste 29. Les éléments: la Terre.

Cette semaine, nous voyagerons avec le dernier des quatre éléments: la Terre. Pour moi, la Terre est celui qui nous ancre, qui nous nourrit. C’est la force qui nous fournit tout ce dont nous avons besoin pour grandir, nous développer tout en étant profondément ancrés dans notre propre réalité.

Je me sens parfois complètement dispersée mentalement. Trop de choses à gérer, trop d’émotions, et trop peu de temps pour m’en occuper. C’est à ce moment-là que je sais que j’ai besoin d’aller dans l’un de mes lieux naturels préférés. Le lac, ou le jardin de mes parents, ou le bord de la rivière… ou tout autre lieu qui m’attire. Je commence par l’observer, puis je choisis un lieu où m’assoir. Ce qui peut être un rocher, l’herbe, un arbre contre lequel m’appuyer, les galets de la berge de la rivière, quelque part où je peux m’assoir confortablement. Je retire alors mes chaussures, et je laisse mes pieds jouer avec le sol, prendre contact avec lui. Je peux alors méditer, ou écouter les oiseaux, les feuilles qui jouent les unes avec les autres, l’eau , ou prendre un livre ou un carnet et me détendre. Ce n’est pas du tout perdre mon temps à ne rien faire, ou à éviter de m’occuper de ce qui doit l’être, bien au contraire. C’est un moment d’ancrage, un temps où je peux me remplir de ce dont j’ai besoin pour retrouver mon équilibre intérieur. C’est un moment où je reviens à moi-même, à ma paix intérieure. Je peux ensuite retourner à ce qui a besoin d’être fait, et être bien plus efficace pour m’en occuper.

Nous perdons souvent le contact avec la terre, dans notre vie moderne. Et nous oublions ce que cela signifie. J’ai la chance de vivre dans un lieu où la nature est très présente, et où je peux choisir le lieu qui correspond le mieux à mon besoin de contact avec la nature. Nous sommes souvent conduits à voir la nature comme quelque chose de dangereux, de sale, et que tout doit être le plus propre possible. Et en essayant de l’organiser , de l’apprivoiser, nous nous coupons de cette connexion, de ce moyen extraordinaire de nous ancrer dans notre réalité, dans notre identité. Nous faisons partie de la nature, nous sommes des êtres vivants. Et nous pouvons essayer de le nier, de nous placer au dessus de tout, alors que nous ne sommes qu’une petite part d’un magnifique organisme vivant. Nous en faisons partie, nous le nourrissons tout comme il nous nourrit.

Pour moi, l’élément Terre est ce sentiment d’humilité et d’appartenance. Passer du temps dans des lieux naturels me fait vraiment ressentir cette connexion particulière avec ce qui m’entoure. Lorsque je vois le petit jardin de mes parents, je ressens cette même joie. Ils en prennent soin, et il les nourrit en échange. D’une certaine manière, c’est, à une petite échelle, l’illustration de notre relation avec l’élément Terre. Si nous en prenons soin, si nous le reconnaissons, si nous nous y connectons, si nous travaillons avec lui, il nous donnera en échange ce dont nous avons besoin pour grandir, pour être nourris, pour poursuivre notre chemin, de manière saine.

Lorsque je médite, ou lorsque je profite juste d’être dans un lieu naturel, je ressens vraiment cette connexion. Je place non seulement mes pieds nus contre le sol, mais aussi mes paumes de mains. J’imagine l’énergie circulant, entre le sol et mon corps, entrant par mes pieds, au travers de mon corps entier, ressortant par mes mains, retournant dans le sol, où le cycle se reproduit, en un cercle vertueux. C’est un peu comme si je rechargeais mes batteries, c’est vraiment la sensations que je ressens. Et c’est tellement bon !!

Alors cette semaine, essayez de trouver un peu de temps pour aller vous connecter à l’élément terre, pour vous recharger avec ce qu’il a à vous offrir. Parce que vous le méritez.

La carte

Quatrième et dernière carte des éléments. Je ne voulais pas qu’exprimer l’aspect ancrage mais aussi le fait qu’il nous nourrit. Alors j’ai opté pour dessiner une petite plante. J’aime beaucoup les dessiner, traditionnellement, avec mes feutres ou l’aquarelle, et j’étais vraiment heureuse de pouvoir le faire aussi digitalement. Je fais des études très régulièrement et les plantes ont été les premiers sujets sur lesquels je me suis concentrée, parce que j’aime beaucoup les dessiner. Elles me paraissent tellement… joyeuses! Elles sont fragiles et pourtant déterminées à se développer, elles sont ancrées profondément et fortement dans le sol nourrisseur. Qu’est-ce qui pourrait mieux représenter l’élément Terre que ces petites plantes? J’espère que vous l’aimerez!

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Je vous souhaite une magnifique semaine!

The Alchemist Grove 29. The Elements: Earth.

This week, we will journey with the last of the four elements: Earth. To me, Earth is the anchoring, nourishing one. It’s the forces that provide us with everything we need in order to grow, to expand while being deeply grounded in our own reality.

I sometimes feel all over the place mentally. Too many things to deal with, too many emotions, and so little time to deal with them all. This is when I need to go to one of my favorite natural place. It can be by the lake, or in my parents’ garden. Or to any place I feel drawn to. I first look at it, then I choose somewhere I can sit. It can be a rock, grass, a tree, pebbles on a river bank, wherever I feel I can sit in a comfortable way. I then remove my shoes, and let my feet play on the soil, making contact with it. I can then meditate, or listen to the birds, to the leaves playing together, to the water, or take a book and relax. It’s not a time I waste doing nothing, or avoiding taking care of what needs to be taken care of. It’s an anchoring time, a time where I can download what I need to recover balance within. It’s a time where I go back to myself, to my inner peace. Then I can go back to what needs to be done, and be efficient in it.

We often loose this contact with earth, in our modern life. And we loose track of what it feels to be. I am lucky to live in a very natural place, and I can choose the one that feels the rightest when I feel I need to go get in touch with Nature. When are often led to believe that nature is dangerous, that it’s ‘dirty’, that we need to keep it clean at all cost… even if this cost is to cut ourselves from this connection, from this amazing way to anchor ourselves in our reality, in our identity. We are part of it, we are living beings. And we may try to deny it, to put ourselves on top of things, while we just are cells or an amazing living organism. We are part of it, and we are nourishing it as well as it nourishes us.

To me, Earth is that feeling of humility as well as belonging. Spending time in natural places really make me feel that special connection with what is around me. When I see my parents’ small garden, it makes me happy. They take care of it, and it nourishes them back. In a way, it is, at a really small scale, the illustration of our relationship with the element earth. If we take care of it, if we recognize it, if we connect to it, if we work with it, it will give us back what we need to grow, to be nourished, to go on, to be healthy.

When I meditate or just enjoy being in natural place, I really feel this connection. I often put not only my bare feet on the ground, but also my hands, palm down. I imagine the energy going through me, in a circle, from the ground, through my whole body, entering by my feet and going out through my palms, to go back to the ground. It’s a bit as if I was filling my batteries back, it truly feels that way. And it feel sooooo good.

So this week, try to find some time to go and connect yourself to earth, to fill your own personal battery with all what earth as to offer. Because you deserve it.

The card

This is the fourth and last one of the elements cards. I didn’t want to only express the grounding aspect of the element but also the nourish part of it.. So I went for a small plant… I love drawing them traditionally, with my pens and watercolors and it felt so good to be able to shift it to digital! I spend a bit of time drawing studies, and plants where my main focus at first, because I just love them so much! And they seem so… joyful! Fragile yet determined to grow, deeply and strongly anchored in the nourishing soil. What else could represent element earth than these ? I hope you’ll like it too!

My journey

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I wish you a beautiful week.

Le Bosquet de l’Alchimiste 28. Les éléments: l’Air.

Cette semaine, nous nous laisserons porter par un troisième élément: l’Air. Pour moi, il représente les pensées claires, cet état d’esprit qui nous aide à prendre des décisions ou à faire des choix. L’Air est aussi cette brise légère qui nous inspire. Et enfin c’est cette aspiration profonde que nous prenons parfois pour revenir à nous même, à notre sérénité.

J’ai déjà parlé de ma nature plutôt enflammée, que j’accepte, assume et apprécie complètement. Mais en situation de crise ou lorsque je dois faire des choix importants, j’ai une arme secrète: je suis capable de vider mon mental de toute émotions et d’analyser la situation avec un esprit clair. Je suis capable de passer d’un état d’empathie plutôt exhaustif à un esprit purement analytique en une fraction de seconde. C’est quelque chose que j’ai dû apprendre à faire lors de moments réellement difficiles, et ce n’est pas mon état d’esprit préféré, pour être honnête. Mais j’ai appris à l’utiliser lorsque j’ai du prendre des décisions réellement difficiles, ou lorsque mes émotions prennent le dessus. Je me dis parfois que je dois avoir un système d’urgence intégré, qui s’active automatiquement lorsque je suis stressée ou perdue. Il fait partie de ce que j’appelle mon mode de survie. C’est un peu comme si je pouvais dévoiler une situation en un éclair. Je la vois alors clairement, globalement, et je peux agir en fonction des données qui me sont fournies. C’est un système d’urgence, et une fois la décision prise, je ne reviens pas dessus, je l’assume et je poursuis mon chemin, après avoir rouvert les vannes de mes émotions et les portes de mon empathie.

La plupart du temps, néanmoins, j’essaie d’avoir les idées claires chaque soir. Je mets les choses en perspective, j’essaie d’avoir la vision la plus claire possible, et je détermine les directions que je peux potentiellement prendre. D’une manière non émotionnelle. Ce qui ne signifie pas froidement non plus. C’est plus un état de paix, de sérénité, sans jugement porté ou reçu. Il n’y a pas de bons ou de mauvais choix. Chacun d’entre eux est un enseignement. Pour peu que nous soyons capable de l’accepter avec un esprit ouvert. Nous avançons, pas à pas, et si nous trébuchons, nous pouvons passer du temps à nous lamenter sur notre cheville tordue, notre genou égratigné, notre égo blessé, ou nous pouvons nous dire que dorénavant, nous porterons un regard plus attentif sur le chemin que nous parcourons. Et l’Air est cette caresse qui participe à sécher nos larmes, et à nous permettre de poursuivre notre chemin. Mes pensées se connectent à d’infinies possibilités, et m’offrent des choix. Je peux alors prendre mes décisions en fonction de ce que je suis ici et maintenant, en pesant le pour et le contre. Mes choix antérieurs ont été fait par celle que j’étais alors, et ils correspondaient à ce que j’étais. Mes choix à venir seront ceux de celle que je serai alors, avec une expérience bien plus riche que celle que je suis aujourd’hui.

En dehors du fait de nous aider à voir les choses aussi clairement que possible, l’Air est aussi capable de nous inspirer. Lorsque j’ai l’esprit clair, lorsque mes idées errent librement, je perçois leurs connections les une aux autres plus facilement, et elles donnent naissance à tout un spectre d’idées, de plans, de créativité. Je peux alors ajouter mes émotions, ma passion, mes capacité au projet, pour le matérialiser. Alors, lorsque je me sens bloquée, ou lorsque la procrastination apparait, lorsque je manque de motivation ou que je me pers dans les détails, je prends quelques respirations profondes, en imaginant l’Air dissiper ce qui m’empêche de voir les choses clairement, et libérer le passage vers mon objectif. Et lorsque tout est de nouveau plus clair, je ressens souvent une accélération de ma motivation à mener mon projet à son terme.

Alors pour moi, l’Air est un allié précieux. Il m’aide à poursuivre mon cheminement aussi longtemps que je peux respirer. Il m’aide à prendre des décisions, à faire des choix, il m’inspire, me détend… et voir aussi clairement que possible où j’en suis.

Cette semaine, prenez le temps de vous connecter à vos pensées, à votre esprit, et dévoilez ce qui doit être vu. Saisissez l’opportunité d’être en paix avec vous-même. Parce que vous le méritez.

La carte

Troisième carte de la série des éléments. Celle-ci a été un peu plus difficile à conceptualiser. Je ne voulais pas dessiner un simple cercle vide (bon, pour être honnête, j’aurai fini par le faire si je n’avais pas trouvé d’autre idée). J’ai fait une pause pour me préparer une tasse de thé. Et lorsque j’ai vu la vapeur s’élever de ma tasse, j’ai eu l’idée des nuages… Oh, mais techniquement, les nuages sont de l’eau… comment représenter ce qui ne se voit pas? J’ai pris ma tasse encore fumante pour faire ce que je fais lorsque j’ai besoin d’aide : regarder le paysage à travers ma fenêtre… Et là, une tempête se préparait. Les nuages se déplaçaient à une vitesse innouïe … ok.. bon, donc des nuages…encore.. .poussés par un vent puissant, de l’air, donc… je suis repartie sur mon idée de nuages, avec cette image en tête. Pendant ce processus, je ne me suis pas laissée allée à la frustration, je suis restée concentrée sur l’idée de l’air, et j’ai ouvert mon esprit pour l’autoriser à l’inspirer, pour que je puisse faire mon choix… Bref, j’ai expériementé l’essence de l’air en voulant représenter l’air… j’aime être connectée à ce point à ce projet! J’espère que cette carte vous plaira et vous inspirera également.

Mon voyage

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Je vous souhaite une douce semaine

The Alchemist Grove 28. The Elements: Air

This week, we will focus on a third element: Air. To me it represents clear thoughts, clear mind, that helps us to take decisions, to make choices. Air is also this soft breeze inspiring us. And it’s this deep breath we take from time to time, to come back to ourselves, to our serenity.

I am a very fiery person myself. But in time of crisis, or when facing choices, I have a secret weapon: I am able to clear my thoughts and mind, keeping my emotions at bay and analyze the situation with a clear mind. It took me a while and some really tough times to be able to just go from being a full empath to a pure mental being in a second. It’s not my favorite state of mind, to be completely honest, but I learned to use it to take really difficult decisions, or when I am overwhelmed with emotions. I must have like an emergency mode in my brain, that activates automatically when I am stressed or confused. This is what I call my survival mode. It’s a bit as if I could unveiling the situation with a lightning. I then see it clearly, in all its aspects, and act accordingly.

Most of the time, though, I just try to clear my mind and/or thoughts each evening. Putting things into perspective, trying to have the clearest vision, and determining the different paths I can choose. In a non emotional way. Which doesn’t mean in a cold way either. More in a state of peace, serenity, non judgemental. There are no bad or good choices. Each of them is a teacher. Just think about the last time you felt a soft breeze on your face… The way I see it, my thoughts connect into a web of possibilities, and offers me choices. I then can take my decisions depending on where I am right now in my life, pondering risks, and keeping in mind my main path.

Aside from helping us to see the situation as clearly as we can, Air also inspires us. When I am in a clear state of mind, when thoughts are wandering as they wish, they can connect to each other and give birth to ideas, plans, creativity. I then can add my own emotions, passions and skills to the project in order to bring it into reality. So when I feel stuck, or when I lack of motivation, when I lost my vision, I take a few deep breath, imagining it unveiling what I lost sight of. And as everything is clearer, I often get a motivation boost, or the ability to take a project to its end.

So to me, Air is a precious ally. It keeps me going as long as I can breathe. Helping me take decisions, make choices, inspiring me, relaxing me… And see as clearly as I can.

This week, take time to get in touch with your thoughts, your mind, and unveil what needs to be seen. See it as an opportunity to be at peace with yourself. Because you deserve it.

The card

Third one of the series. This one was challenging. I didn’t want to just draw an empty circle (I would have, if I got stuck, clearly hahaha). I took a break and went to make a cup of tea. And it hit me when I saw the steam… clouds. Oh, I know, technically it’s water… but then while I kept wondering how to represent the idea of something you can’t see, I took my cup of tea and watched through my window… a big storm was coming, and I could see the clouds moving really quickly… ok… so yes, clouds it will be! I didn’t get frustrated, I kept my thoughts on the idea of air, and opened my mind in order to allow it to inspire me, so I could make my choice… Air in a nutshell! I hope you’ll like it.

My journey

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I wish you a beautiful week.